L'église Saint-François de Sales

L'église Saint-François de Sales
57 rue de Bréquerecque 62200 Boulogne-sur-Mer

L’église Saint-François-de-Sales est liée au développement de Boulogne-sur-Mer au 19e siècle. Elle est aussi un bel exemple d’art religieux de cette époque et à ce titre, elle figure parmi les édifices majeurs de Boulogne qui ont été récemment restaurés.

 

Une église pour le quartier de Bréquerecque

Le quartier de Bréquerecque a connu à l’Antiquité une occupation dense en lien avec le port situé aux pieds de la haute-ville. Avec la délocalisation au nord de l’activité portuaire le quartier s’est vu se dépeupler. Au 19e siècle, la ville connaît un développement important. Le faubourg sera de nouveau densément loti et occupé par des activités industrielles (abattoir, usine à gaz et fabrique de plumes métalliques). L’Abbé Leuillieux, vicaire à Saint-Nicolas, y instaure une nouvelle paroisse en 1857. Il lance aussi la construction d’une église financée par les Clifford, riche famille catholique anglaise. Les plans sont confiés à l’architecte britannique, Charles Hansom (1817-1888), auteur de la chapelle Notre-Dame du Saint-Sang. L’église Saint-François-de-Sales est érigée en 1859.

 

Un bâtiment néogothique

L’architecte anglais se réfère au vocabulaire des édifices romans et des premiers temps du gothique au 12e siècle (arcs en plein cintre et volumes massifs). Le bâtiment comprend une nef de six travées flanquée de bas-côtés que ferme une abside à cinq pans. Son déambulatoire s’ouvre sur cinq chapelles. La façade comprend deux hautes tours carrées asymétriques qui entourent une grande rose surmontant un porche à trois ouvertures dont une entrée centrale plus haute. Des confessionnaux de « type anglais » sont établis dans l’épaisseur du mur. Ils sont soulignés par une ligne d’arcades entrecroisées de style anglo-normand et surmontés d’une tribune qui communique avec le couvent des Augustines construit au sud de l’église.  Le mobilier emprunte à l’architecture son vocabulaire néo-roman. Une châsse conserve les reliques de saint Victoric et saint Fuscien, saints évangélisateurs de la Morinie. Le maître-autel en pierre, qui associe un autel et retable, rend hommage à saint François-de-Sales. Les orgues inaugurés en 1864 ont été confectionnés par la maison Merklin-Schutze. Leur buffet double réalisé par Farmer, également auteur des stalles, dégage une vue originale sur la rose.

 

Le destin de l’église

Lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, l’église a vu s’effondrer ses voûtes et a perdu ses vitraux. La reconstruction de l’église n’a pas réintégré le décor des voûtes, en revanche, une série de vitraux associant scènes figuratives et compositions abstraites a été commandée au maître verrier Henri Lhotellier (1908-1993). A ce jour, l’église se dresse encore fièrement sur le quartier et ses récents chantiers de restauration de 2016 et 2018 ont redonné tout son lustre à sa façade.

 

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