Le cimetière de l’Est

Le cimetière de l’Est
Rue de Dringhen 62200 Boulogne-sur-Mer

Le cimetière de l’Est est le plus ancien et le plus grand des cimetières de la ville. Deux cents ans d’histoire se racontent dans ce site d’exception.

 

Origines du cimetière

A Boulogne, durant l’occupation romaine, les nécropoles sont situées hors les murs de la ville comme le veut l’usage romain de la séparation du monde des vivants et des morts. Elles sont rapprochées des lieux de culte durant le Moyen Âge et se logent aux pieds des églises de Notre-Dame et de Saint-Nicolas.

A la fin du 18e siècle une ordonnance royale impose le transfert des cimetières à l’extérieur de la ville. A sa suite, le cimetière de l’Est est ouvert en 1806 sur un site occupé par une précédente nécropole romaine. Seul lieu de sépultures jusqu’en 1854, ce cimetière est maintes fois agrandi. Depuis 1846, il est composé en deux parties de part et d’autre d’une rue.

 

Là où se raconte l’histoire de la ville

A l’instar des cimetières occidentaux au 19e siècle, le cimetière engendre le culte du souvenir et devient un lieu de mémoire familiale et publique qui voit se déployer une architecture spécifique et un décor funéraire. Sous la IIIe République, les projets de commémoration des grands hommes locaux s’y développent et vont contribuer à former un Panthéon local. Plusieurs grandes figures boulonnaises y sont enterrées tels Frédéric Sauvage (1785-1857), ingénieur et inventeur de l’hélice à spirale, Guillaume Duchenne (1806-1875), médecin boulonnais, découvreur de la myopathie qui porte son nom, Ernest Hamy (1842-1908), l’un des fondateurs du Musée de l’Homme de Paris, Ernest Hamy (1842-1908), l’un des fondateurs du Musée de l’Homme de Paris, et bien d’autres encore.

 

Le cimetière au XXe siècle

Dès la fin de Première Guerre mondiale, le cimetière de l’Est abrite un carré militaire. S’y côtoient plus de 6000 tombes de soldats originaires du Commonwealth et du Portugal. Le cimetière de l’est conserve aujourd’hui sa fonction initiale et se présente comme un conservatoire de l’art funéraire des 19e et 20e siècles.

 

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