du 23 juillet au 31 août 2020

street art #5

Boulogne-sur-Mer

Présentation

Les murs prennent la parole à Boulogne-sur-Mer !

Le musée à ciel ouvert boulonnais est prêt à recevoir ses nouvelles « acquisitions » ! Sept fresques vont quitter l’imaginaire d’artistes de renommée internationale pour se laisser admirer sur les murs de Boulogne-sur-Mer à l’occasion de la cinquième édition du festival Street Art. Surprises et nouveautés seront au rendez-vous pour un évènement toujours plus participatif.

Surprendre, interpeller, inspirer la réflexion… cette philosophie qui accompagne le festival depuis sa création prendra encore plus de sens cet été 2020. Désormais reconnue comme une « ville de street art », Boulogne-sur-Mer va s’enrichir de nouvelles créations qui allieront graffiti, style classique, effets d’optique, fantaisie, surréalisme…

Aux fresques désormais classiques signées David Walker, Kobra, Case_McLaim, Ravo Mattoni ou ECB, cinq artistes connus sur tous les continents vont venir poser leur patte et leur style : Telmo Miel (Pays-Bas), Monkey Bird (France), Addfuel (Portugal), Borondo (Espagne), Rustam QBic (Russie) et Marika (France). Une programmation de grande qualité qui va amener l’art dans de nouveaux quartiers comme le Chemin Vert.

Boulogne-sur-Mer sera également la première ville française à intégrer « les murs d’Audubon », un concept né à New-York qui vise à sensibiliser au respect de la biodiversité. Les artistes Telmo Miel intégreront la représentation d’un oiseau dans leur œuvre à découvrir rue de Bomarsund.

La participation sera également le fil conducteur de cette cinquième édition. L’exposition éphémère sur les panneaux électoraux affichera 228 créations signées par des Boulonnais mais aussi des Anglais, Lillois, Parisiens, Calaisiens, Audomarois et des amateurs ou professionnels de toute l’agglomération boulonnaise. Elle sera visible pendant l’intégralité du festival dans 15 lieux parsemés à travers la commune.

Ca me dit urbain

Nouveauté cette année, les « ça me dit urbain » composeront six temps forts à vivre en famille. Le bus-expo proposera une découverte toute en mouvement des œuvres du festival, « les galets de Marika » créeront un jeu de piste original dans la ville fortifiée tandis que les démonstrations de danse hip-hop inspirées par la ramasseuse d’épaves rue Thiers feront groover le centre-ville. (plus d’infos plus bas).

Enfin, des échanges artistiques auront également lieu avec la ville de Coastal en Angleterre qui organise le festival Sweet and Dandy.

Embellir la ville fait partie des missions majeures de la Municipalité. Forte du succès rencontré depuis quatre ans, la ville de Boulogne-sur-Mer vous invite à vous laisser surprendre, lors d’une balade au fil des rues, à échanger votre vision de la ville avec les artistes et à poser un nouveau regard sur une cité riche de 2000 ans d’histoire. Venez découvrir l’univers graphique de Boulogne-sur-Mer !

Les artistes

Telmo & Miel

Artistes néerlandais du 30 juillet au 5 Aout, 84 rue chemin Vert et 58 Bomarsund.

Telmo Pieper et Miel Krutzmann se sont rencontrés à Rotterdam en 2007 avant de devenir un duo d’artistes en 2012. C’est ensemble que le tandem a appris et créé son propre style, chacun complétant le travail de l’autre dans une belle osmose artistique. Une osmose qui se transcrit sur les murs par des œuvres qui superposent des images qui se répondent et se complètent. Réalistes et surréalistes, positives, avec souvent une pointe d’humour et de romantisme, leurs créations proposent au spectateur de poser un regard différent sur les mondes humain et animal. Dans cette juxtaposition d’images, souvent sur des surfaces monumentales, les différentes parties s’unissent de manière étrange pour ne faire qu’un et proposer une œuvre surprenante, saisissante, magnifique et fantastique. A découvrir sur les murs de Los Angeles, Rotterdam, Londres, Dortmund, Berlin, Bâle et bientôt Boulogne-sur-Mer.

Add Fuel

Artiste portugais du 27 au 28 Aout, 

Formé à l’Institut des Arts visuels, design et marketing de Lisbonne, Add Fuel a développé un style unique qui combine des éléments décoratifs traditionnels (azulejo, les carreaux portugais) avec des références visuelles contemporaines ou de science-fiction pour créer de nouvelles formes d’une complexité impressionnante. Si au premier regard, le spectateur peut croire à un simple pastiche du formalisme classique, une inspection plus approfondie ouvre sur un monde chaotique de motifs et de personnages originaux débordant d’émotions avec souvent une touche d’humour. Le talent de l’artiste se concentre à créer l’équilibre et l’harmonie à partir de répétitions symétriques, d’une accumulation de « couches d’histoire » et de différentes techniques d’illusion visuelle comme le trompe-l’œil. Ses compositions à motifs multicouches produisent un rythme poétique qui joue avec la perception du spectateur et attire son regard pour le faire réfléchir et lui dévoiler que ce qui se cache sous la beauté de nos villes est généralement la culture traditionnelle.

Borondo

Artiste espagnol du 20 au 30 Aout, rue Jules Baudelocque et boulevard Sainte-Beuve.

Si Gonzalo Borondo a d’abord suivi une formation classique, l’artiste s’est rapidement démarqué en cassant les codes du street art. Alliant avec bonheur graffiti et peinture classique, ses créations font penser à des dessins au fusain. Il délaisse aussi parfois les bombes et aérosols pour le « glass scratching » (grattage du verre, ndlr) qui renouvelle totalement le genre. Poète de rue, Borondo est à la recherche du sacré et de la nature subtile de la psyché humaine. Il aime sonder l’âme et représenter des personnages et des scènes de vie qui dialoguent avec le lieu. Le contexte crée l’œuvre qui change avec l’espace. Une œuvre parfois discrète mais toujours profonde. Borondo a réalisé des peintures et des installations d’art public partout dans le monde. Il a notamment obtenu le prix Arte Laguna dans la section « Land Art et Urban Art » en 2018 grâce à l’œuvre « Cenere » (Selci Italie, 2017).

Rustam QBic

Artiste russe du 20 au 30 Aout.

Après des études d’arts à Kazan (Russie), l’artiste a rapidement mis de côté les Lettres pour se consacrer aux personnages et aux images. Spécialiste de la conception d’œuvres monumentales à découvrir à Moscou et Saint-Petersbourg (Russie), Kiev (Ukraine) ou Perth (Australie), Rustam QBic aime juxtaposer le familier et l’inattendu pour évoquer un sentiment magique de fantaisie. Ses créations suggèrent que l’être humain est inextricable de son environnement. Comme un rêve qui se replie sur lui-même, il est impossible de dire où s’arrête notre influence et où commence la nature. A travers son art, QBic porte des messages universels d’amour, de connaissance et de spiritualité. Ses peintures, souvent saturées de couleurs luxuriantes, sont définies par un sens ludique de l’absurde.

Monkey Bird

Artistes français du 27 au 30 juillet, 82 rue du Chemin Vert

Derrière ce nom se cache un duo d’artistes français, Temor et Blow, créé à Bordeaux en 2012. Leurs œuvres transcrivent les thèmes sociaux en fables murales grâce à la représentation d’animaux totems : l’oiseau (Blow) et le singe (Temor). Le tandem joue avec les sémantiques de ces singes et oiseaux sacralisés pour traiter de l’humain. Entre ses obsessions matérielles et ses fantasmes de liberté, l’Homme doit trouver un juste équilibre afin de se construire en tant qu’animal social. Leur inspiration est principalement tirée d’œuvres sacrées ou lyriques (enluminures, vitraux, ornementation architecturale, estampes japonaises…). Monkey Bird aime varier les techniques en fonction de l’espace sélectionné : pochoirs, gravures, dessins, découpages, affiches en toile de verre… Leurs créations sont parsemées à travers les grandes villes européennes : Berlin, Amsterdam, Paris sans oublier le plus grand pochoir du monde (32 mètres de haut) visible à Grenoble.

Marika

Du 7 au 14 août

Pour Marika, l’art était une évidence. Elevée dans une famille d’artistes boulonnais, Marina Toussent a touché à tout, découvert la photo avec son frère, s’est initiée à la musique avec sa mère tandis que son père lui confiait les secrets de la perspective dans la peinture à l’âge de 8 ans… Inspirée par Picasso ou Duffy, Marika a découvert une totale liberté artistique lors de ses dix années passées dans la banlieue londonienne. L’esprit et le pinceau libérés, elle est aujourd’hui connue pour sa série « Les rafistolés ». Symboles de sa vision du bonheur qui « s’apprécie d’autant plus quand on revient de loin », cette série a trouvé un écho universel, chacun se retrouvant dans un de ses personnages touchés par la vie. « Je ne suis que le vecteur d’un message et d’une émotion » confie l’artiste. Une émotion pas toujours simple à exprimer pour tous et qui prend tout son sens dans ces œuvres poétiques.

Le festival, c’est aussi…

Les « ça me dit urbain »

Coup d’envoi à 11h. Si c’est le hip-hop qui vous branche, rendez-vous rue Thiers avec les Times Breakers. La jeune troupe présentera son show « Du graff au street art » avec la mise en danse de la fresque « La ramasseuse d’épaves », œuvre typique de l’école de la Côte d’Opale réalisée par Francis Tattegrain et reprise par Alaniz. D’autres créations autour des fresques seront également présentées en collaboration avec Farid Ounchiouene, artiste en résidence au CLEA.

De 11h à 12h, le bus-expo vous emmènera à bon port en vous contant l’histoire du festival. En partenariat avec Marinéo, « Le peintre Guerville » va vous surprendre autour de son personnage haut en couleurs pour vous raconter les petites et grandes histoires du street art boulonnais

« Les galets de Marika » seront à chercher et à trouver tous les samedis lors d’un jeu de piste dans la ville fortifiée. Une belle occasion de découvrir l’histoire de la Ville. Lors de votre découverte d’un galet prenez un selfie et postez-le sur facebook en identifiant les pages @ville.boulognesurmer et @MariKa,Artist et en ajoutant #boulognesurmer

Rendez-vous les samedis 25 juillet, 1er août, 8 août, 15 août, 22 et 29 août.

Piskis

Ils ont quelque chose de magique et de poétique, les poissons créés par l’artiste boulonnais Piskis. Nageant dans les arbres comme un poisson dans l’air, ces objets de collection surprennent et invitent au rêve. La beauté de la mer sur terre et dans les airs !

Le premier mur d’Audubon

Initiés à Harlem, aux Etats-Unis, les murs d’Audubon ou Audubon Mural Project est un projet d’art dans l’espace public consistant à peindre, sur les murs des villes, des fresques représentant des oiseaux menacés par le changement climatique. Il trouve son inspiration dans les plus remarquables illustrations d’oiseaux, celles réalisées par le peintre naturaliste franco-américain Jean-Jacques Audubon au XIXe siècle. Né d’une collaboration entre la National Audubon Society et la Galerie Gitler aux Etats Unis, le projet a donné naissance à plus d’une centaine de fresques notamment dans la ville de New York.

Cette mobilisation artistique et citoyenne, créative et engagée pour faire face à l’érosion de la biodiversité émerge aujourd’hui en France à l’initiative de l’association COAL. La Ville de Boulogne-sur-Mer inaugure ce programme en France en réalisant le premier mur d’Audubon avec les artistes Telmo Miel tandis que cette thématique est également abordée dans l’exposition proposée sur les panneaux électoraux.

Des visites guidées

N’hésitez pas à vous imprégner de « l’art dans la rue » à travers les 27 fresques et les nombreux coffrets électriques métamorphosés venus embellir et humaniser la ville lors des quatre premières éditions du festival. Le parcours d’art urbain est à découvrir en détails lors de visites assurées par un guide. Tarif : 3€. Réservation obligatoire au 03.21.87.79.41

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