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6ème édition du festival Street Art du 23 juillet au 31 août 2021

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Le musée en plein air inspire les étudiants boulonnais
Catégorie(s) : Actualité
Le festival street art a conquis les étudiants boulonnais ! 37 élèves inscrits en Licence 2 Langue Littérature et Civilisation étrangère et régionale anglais de l’ULCO ont travaillé plusieurs semaines sur les messages délivrés par les fresques qui composent le musée en plein air. Une belle source d’inspiration et d’interprétation, matière première idéale pour un exercice de traduction en anglais.
Publié/Modifié le : 12/04/2021

Quel lien y-a-t-il entre 37 jeunes boulonnais inscrits en Licence 2 LLCER (Langue Littérature et Civilisation étrangère et régionale) anglais et le parcours d’art urbain créé depuis cinq ans ? La richesse de l’art source d’idées, de messages et d’interprétations à exprimer dans toutes les langues.

« Mon objectif était de confier aux étudiants une mission concrète de traduction en anglais telle qu’ils pourront l’exercer dans leur vie professionnelle » confie Tifaine Golliot, professeure de traductologie à l’origine du projet. « Je connais assez bien Marika qui a participé au festival l’an dernier et après échanges et accord avec la Mairie, j’ai confié aux élèves la traduction des textes rédigés pour les cartouches qui présentent les fresques réalisées ces trois dernières années. »

La traduction a été précédée par une explication du parcours et des 33 œuvres qui le composent. « Les étudiants ont posé de nombreuses questions à Amziane Abid, responsable du festival. Cet échange a été l’occasion d’aller plus loin dans le projet pédagogique. La principale difficulté pour traduire un texte est de comprendre le message et l’idée que souhaite transmettre l’auteur. Les élèves ont donc réfléchi à leur propre interprétation des fresques. Un travail d’écriture en français à traduire le plus fidèlement possible puisqu’ils en sont les auteurs. »

Les étudiants ont ainsi dégagé plusieurs thématiques (la lecture, la pêche et la mer, l’environnement, les femmes, l’impressionnisme, l’illusion, le regard) traitées par groupe de 3 ou 4.

« A travers ces quelques pages, nous vous offrons une vision jeune, fraiche, et surtout personnelle des thèmes prépondérants qui ont attiré notre attention… Bonne lecture !”

Au-delà d’une simple interprétation du musée en plein air boulonnais, les étudiants se sont véritablement appropriés le parcours créant une balade personnalisée « sélection de nos œuvres préférées, et un parcours agréable que vous pouvez faire facilement à pied »

Un travail qui a aussi été l’occasion pour les étudiants de découvrir le parcours ou de mieux le connaître.

Sarah Cuvelier, 20 ans, originaire de Bruay : « Je ne connaissais pas le Street Art avant de réaliser cet exercice. C’est une très belle découverte. Personnellement, j’ai travaillé sur la Vague Boulonnaise de Vesod. A chaque fois que l’on pose le regard sur cette fresque, on a l’impression de la voir différemment, de la redécouvrir. C’est vraiment impressionnant ! Cela m’a donné envie de découvrir d’autres œuvres comme celle de Miel quelques rues plus loin. Cette femme sans regard est paradoxalement très communicative. Ça interpelle, interroge et nous amène à réfléchir. D’un point de vue pédagogique, cet exercice nous a aussi permis d’enrichir notre vocabulaire en anglais. »

Estelle Baillet, 19 ans d’Audresselle : « Je connaissais un peu le parcours par les journaux mais cet exercice nous a permis de travailler sur la construction de ce projet en général. Nous avons appris beaucoup de choses sur le plan culturel mais aussi sur les petites histoires qui composent les œuvres comme la bibliothèque participative qui reprend les livres préférés des habitants. La richesse du parcours fait que tout le monde peut trouver une fresque qui lui plait. Le lien avec l’histoire de la ville et le monde de la pêche est également très intéressant. »

Eliott Duval, 25 ans de Boulogne-sur-Mer : « J’avais déjà réalisé le parcours complet l’année dernière dans le cadre d’un projet mené avec les étudiants étrangers accueillis à Mariette. Avec mon groupe, nous nous sommes concentrés sur les œuvres de Vesod et Borondo. Découvrir la richesse des messages délivrés par les artistes car chaque détail à son histoire et sa référence était passionnant. Nous obliger à écrire d’abord en français nous a aussi permis d’analyser les choses en profondeur pour bien traduire. Une qualité essentielle dans le métier du traducteur qui doit d’abord comprendre le message de l’auteur. Paradoxalement, le fait de travailler à distance, nous a aussi obligé à analyser les œuvres plus en profondeur chacun de notre côté avant de mettre notre travail en commun. »

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