LEON KEER RÉALISE UNE SECONDE FRESQUE PASSAGE DU PARC

Alors que le duo Mantra – Love apporte les dernières touches à la fresque géante de la rue Georges Méliès, le Street Art s’exporte de l’autre côté de la Liane avec l’arrivée de Leon Keer. Après ECB l’année dernière, l’artiste hollandais s’attaque à une seconde fresque sur l’une des façades du passage du parc.

Véritable entrée de ville et liaison directe avec la zone économique de Capécure, le passage du parc s’apprête à devenir un nouveau lieu phare du parcours d’art urbain Street Art. A l’image de la rue des Pipôts et de la rue du Camp de Droite, les habitants voient arriver avec bonheur une troisième fresque après l’immense portrait noir et blanc d’ECB et la frise « nature » de Pierre Peckeu.

Cet endroit stratégique a tapé dans l’œil de Leon Keer qui travaille en duo avec son assistante Massina. « Avant de créer une œuvre, j’aime m’imprégner de l’histoire des lieux, connaître les gens et les traditions locales » confie l’artiste originaire d’Utrecht (Pays-Bas) comme Jan is De Man. « J’aime aussi que mes fresques transmettent un message. A Boulogne, le poisson est un élément fondamental. Comme je suis très attaché au respect de l’environnement, j’ai voulu montrer que l’homme risque de manger du plastique quand il mange du poisson suite à la pollution marine. Je ne suis pas là pour faire de la politique mais passer des messages universels. Je veux interpeller sur cette problématique et questionner les gens pour apporter une réflexion. » Une œuvre qui prend forme et qui possède déjà une double résonnance.

Elle entre tout d’abord en écho avec la charte pour « Une plage sans plastique » (voir article complet) qui vient d’être signée entre le Ministère de la Transition Ecologique et 14 communes éco-exemplaires dont fait partie Boulogne-sur-Mer, seule ville nordiste pour l’instant.

« C’est à chacun d’être acteur de ce combat en faveur de l’environnement » explique le Maire Frédéric Cuvillier. « Nous allons sensibiliser les restaurateurs, les services et les citoyens pour mettre en place des alternatives aux assiettes, couverts, gobelets ou pailles en plastique. Nous mettrons également en place des partenariats autour de systèmes de consigne lors des grands évènements. Enfin, avec l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) présente à Boulogne, nous regardons avec les chercheurs quelles sont les conséquences des microparticules de plastique pour les poissons. Si nous n’en prenons pas garde, et si les professionnels de la pêche ne se mobilisent pas, c’est toute une filière qui peut être l’objet d’interrogations quant à la réalité écologique et la qualité des produits pêchés. »

Une œuvre qui s’inscrit également dans la même perspective que « La vague de chaleur » réalisée par Fintan Magee boulevard Sainte-Beuve l’an dernier. Il était cette fois questions de sensibiliser le public au réchauffement climatique.

Côté style, place à l’illusion d’optique, fil conducteur de cette quatrième édition du festival. « J’aime réaliser des œuvres en trois dimensions » reprend Leon Keer. « Créer des reliefs permet d’interpeller riverains et passants. Pour les réaliser je travaille uniquement au pinceau et au rouleau. Jamais à la bombe et toujours en équipe avec Massina. Elle m’oriente, possède un peu plus de recul et apporte son œil expert. »

Internationalement connues, les œuvres de Leon Keer arpentent les rues d’Europe, des Etats-Unis, de Russie, du Mexique, des Emirats Arabes Unis, d’Australie et de plusieurs pays asiatiques.

Venez découvrir sa nouvelle création à Boulogne-sur-Mer !

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