Alaniz
Édition : 2017
Artiste argentin – 7 rue Adolphe Thiers

Né en Argentine, Alaniz vit et travaille aujourd’hui à Berlin (Allemagne). L’artiste peint au rouleau avec instinct et force des portraits expressifs.

L’inspiration vient généralement lors de la découverte du support et du lieu. « Si vous voulez peindre dans la rue, vous devez connaître la rue et savoir à qui vous parlez. Je voudrais penser que mon œuvre est défini par le contexte.

Vous pouvez définir cette philosophie comme ceci : quand vous êtes dans un grand espace bondé, vous devez littéralement crier dans l’oreille de quelqu’un pour vous faire entendre. Dans une petite chambre cependant, il n’y a pas besoin de crier. Vous pouvez parler plus doucement et généralement être une personne plus agréable, non ? »

Une rue, une histoire

Rue Adolphe THIERS

Afin de perpétuer le souvenir du premier président de la Troisième République le conseil municipal décida, en 1878, qu’une rue de Boulogne-sur-Mer porterait le nom de Adolphe Thiers ; un choix discutable, puisque la disparition de ce patronyme est régulièrement souhaitée. Ainsi le 1er mai 1994, un groupe de Boulonnais rebaptisa cette artère Rue de la Commune, afin de rappeler les nombreux morts imputables à Thiers lors de la sinistre répression de 1871. Cette voie reliant le coeur de la ville à l’ancien quartier des marins aurait pu s’appeler Rue du Commerce, puisque l’ex-Rue Neuve-Chaussée, qui a succédé à la Rue des Minimes (du nom du couvent des religieux installés à cet endroit) a toujours été la plus animée de la cité. Les vitrines de ses magasins sont un but de promenade pour les habitants et les visiteurs. Le luxe, qui était jadis son image de marque, a peu à peu cédé la place aux enseignes des succursales multiples que l’on retrouve hélas partout ailleurs. Et la fermeture des ‘‘Nouvelles

Galeries’’ n’a rien arrangé ! Après le pavage central de sa chaussée, la Rue Adolphe Thiers est devenue semi-piétonne : une formule qui ne satisfait pas l’ensemble des promeneurs, qui doivent toujours se méfier des « deux-roues » qui ignorent superbement cette disposition. Des bancs, de la végétation et une statue (L’Etreinte) agrémentent cette artère qui présente néanmoins quelques beaux immeubles, dont la résidence ‘‘Cour Napoléon’’ : un ex-hôtel à la façade richement décorée d’urnes et de médaillons à bustes profilés.

Localisation 

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