Case_Maclaim
Édition : 2017
Artiste allemand – 35 rue des Pipôts

Case, alias Andreas Von Chrzanowski, est un des membres fondateurs du crew est-allemand Ma’Claim. Pionniers du photo-réalisme, l’artiste s’attache à représenter essentiellement des mains, lien naturel entre le cerveau et le monde réel. Sa maitrise parfaite du dessin lui permet, en jouant avec les doigts ou les phalanges, de transmettre émotion et message. Chez Case Maclaim, la superposition des mains n’est pas seulement un mouvement physique du corps mais aussi un mouvement politique placé dans un contexte particulier où le spectateur peut visualiser l’histoire récente et ressentir une émotion. Il a laissé ses empreintes digitales dans plus de 20 pays. Autant de messages universels car « un geste de main peut dire mille mots ».

Une rue, une histoire

Rue des PIPOTS

Rebaptisée Rue Ernest Serret en 1883, en l’honneur de l’écrivain boulonnais couronné par l’Académie française, la rue a néanmoins gardé sa dénomination ancienne (1550) à une lettre près : à cette époque, « Pipot » s’écrivait au singulier. Ce mot désignait l’orifice d’une fontaine. Plusieurs conduits menant le trop-plein d’eau de la haute ville dans cette artère alors dédiée aux tanneurs, « Pipot » prit le pluriel et l’a gardé. Durant la parenthèse révolutionnaire, cette voie fut dénommée Rue de Mably. Cette artère importante qui a, elle aussi, souffert des bombardements, n’a conservé son aspect initial qu’au-delà de la rue des Prêtres. Après la guerre et à plusieurs reprises, son parcours a été élargi à différents endroits

Pour permettre aux véhicules de pouvoir enfin se croiser. C’était avant qu’on y instaure la circulation à sens unique ! L’hôtel des pompiers a disparu ; sur l’emplacement ont été bâtis

les locaux de la Caisse d’épargne de la Côte d’Opale. Autrefois habitée par nombre d’avocats et de notaires, d’architectes et d’armateurs, la Rue des Pipots possède de beaux immeubles. Elle a heureusement gardé les bâtiments de l’ancien collège Angellier, aujourd’hui dédiés à la musique et à la danse : une jolie fresque vient d’embellir ses murs. Une salle de cinéma ‘‘Les Pipots’’ y avait été aménagée, mais il y a belle lurette que les projections ont été abandonnées, hélas. Consolons-nous en gardant, pour la fin de ce paragraphe, un graffiti longtemps visible sur un mur de cette vieille artère : Tous les jours, c’est la rue des Pipots ; le samedi, c’est la rue des Pipelettes. Il est vrai que ce jour-là, avec le marché, les discussions vont bon train…

Localisation 

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