Après le duo Bruno Ghys – Jean-Louis Dress, Céline Caux et Florence Sgard, c’est au tour d’Oriane Gosset et de Nathan d’entrer en action pour embellir le mobilier urbain boulonnais. N’hésitez pas à venir découvrir leur travail et à échanger avec eux rues Nationale et Victor Hugo.

Un mobilier coloré de bleu, de vert, de blanc, un motif que l’on repère et qui se répète tout au long de la rue Nationale, pas de doute, Oriane Gosset est entrée dans la danse de cette troisième édition du festival Street Art !

Fidèle à sa philosophie qui consiste à mixer la réalité et l’abstrait, l’artiste s’est inspirée de la vie boulonnaise pour embellir et humaniser 7 coffrets répartis entre la rue Nationale et l’impasse Porte Royale. « Je me suis inspirée des gravures que j’avais déjà réalisées par le passé pour les réinterpréter en peinture sur les coffrets » confie Oriane.

Autour des poissons, mouette, fleurs sans oublier la traditionnelle boulonnaise, on retrouve un motif, signature de l’artiste et fil conducteur entre les coffrets. Dentelle, fleurs, méduse… chacun peut l’interpréter selon son envie en laissant place à son imagination.

Des créations originales qui ravissent passants, commerçants et habitants. « C’est la première fois que je travaille en public de cette façon et c’est une super expérience d’échanger en direct avec les gens qui m’interpellent, me demandent ce que ça représente et m’encourage » continue l’artiste boulonnaise.

Une belle démocratisation de la culture qui crée des échanges et rend les habitants acteurs de l’embellissement de leur cadre de vie. « Par exemple, pour le coffret situé impasse Porte Royale, c’est la personne qui habite juste en face qui a choisi le motif qu’elle préférait entre les deux prévus pour embellir les deux faces du coffret. »

Un peu plus loin, rue Victor Hugo, on retrouve Nathan qui met la touche finale à son troisième coffret hommage à Jackson Pollock. Une réalisation qui plaît au public, à l’image d’un couple de touristes anglais posant en photo pour immortaliser l’instant.

Avec le Street Art, Nathan est plus que jamais dans sa philosophie : « Créer une discussion entre l’artiste et le spectateur, s’exposer à la critique, comparer son ressenti et l’interprétation du public. »

Côté inspiration, pas de fil conducteur entre les différents coffrets qu’on peut admirer rues des Pipôts, Coquelin et Victor Hugo. « J’aime laisser parler mon inspiration du moment comme le grand Jackson Pollock à qui j’ai voulu rendre hommage en réalisant son portrait » explique l’artiste.

Après une jeune fille rue des Pipots, on peut également découvrir un visage de pirate dominant son navire rue Coquelin. « J’aime beaucoup travailler en noir et blanc » continue Nathan. « Réaliser ces coffrets est un vrai plaisir. Cela permet de montrer au public la technique de l’aérographe et de faire connaître des artistes qui m’ont énormément marqué quand j’étais jeune » explique celui qui voue également une grande admiration à H.R. Giger, créateur d’Alien.

Patience donc avant de découvrir la suite de son travail et ses nouvelles inspirations dans les prochains jours.


N’hésitez pas à les imiter et à venir échanger votre vision de la ville avec les artistes !

Retrouvez toutes les informations sur le festival Street art : https://www.ville-boulogne-sur-mer.fr/street-art/edition2018/

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