Un chantier colossal

La basilique Notre-Dame, une œuvre originale et fragile

Depuis 160 ans, la basilique Notre-Dame domine la ville de son dôme vertigineux. Elle succède à la cathédrale médiévale détruite en 1798 et doit son existence à l’abbé Haffreingue.

L’église Notre-Dame a été donnée à la Ville en 1867 et a été érigée en basilique en 1879. Très vite elle a révélé des faiblesses de construction, et depuis la fin du 19ème siècle, de nombreuses campagnes de travaux ont été menées pour assurer la préservation de ce haut lieu du patrimoine boulonnais.

Avec le souci constant d’œuvrer à la préservation de l’abondant patrimoine qui vaut à Boulogne-sur-Mer son label Ville d’art et d’histoire, la Municipalité a engagé la restauration du dôme de la basilique et de ses fresques.

A savoir : La basilique est classée, aussi l’ensemble de l’opération est confié à l’agence de Pierre-Antoine Gatier, Architecte en Chef des Monuments Historiques. Les travaux sont cofinancés par la Municipalité, propriétaire de l’édifice et ses partenaires institutionnels. En ce qui concerne la restauration des fresques déjà engagée, elle est financée en partenariat avec l’association Cathédrale qui mène depuis plusieurs années des opérations de mécénat dédiées à ce projet.

  

LE DÔME

Un chantier progressif

  1. Le clos couvert

Pour être la plus visible et la plus spectaculaire, cette partie de l’édifice, qui fait entrer la basilique dans les 10 plus hautes églises de France, est aussi la plus délicate. Il a fallu presque 20 ans pour l’achever, la pose de la calotte en plomb a même été différée. Dressée suer les fondations primitives trop légères, sa fragilité a été constatée sans surprise et seuls les renforcements en béton armé des années 1920/30 ont empêché son effondrement.

Une partie de ses renforts est aujourd’hui la principale motivation de l’imminente restauration. Les fers oxydés des cerclages disposés à différents niveaux du dôme ont fait éclater les bétons ouvrant des voies aux infiltrations d’eau. Elles seront donc remplacées ou restaurées en fonction de leur état.

  1. Mais aussi…

L’opération concernera aussi le nettoyage des maçonneries en pierre et au remplacement des plus altérées pour un volume estimé à 160m3 de pierre à tailler ou à sculpter, la restitution intégrale des verrières (plus de 500 verres), le nettoyage des statues et le remplacement des couvertures (sauf calotte) et menuiseries.

A savoir : Intervenir sur un édifice haut de 100 mètres pose d’emblée la question de l’échafaudage qui sera posé par paliers successifs pour s’arrêter à la base de la calotte en plomb, soit à 70 m. Une telle hauteur a nécessité des sondages géotechniques pour apprécier la nature et la stabilité du sol. Le lanternon, momentanément privé de la statue de la Vierge servira à l’acheminement du matériel.

 

LES FRESQUES

Réalisées entre 1863 et 1865, les fresques qui ornent les chapelles du dôme de part et d’autre de la chapelle axiale sont consacrées aux cycles de la vie de la Vierge : l’Immaculée Conception, la Nativité de la Vierge, la Présentation de la Vierge au temple, l’annonciation, la Visitation et la Purification. Œuvres de Charles Soulacroix, mandaté par l’abbé Haffreingue, elles sont de véritables fresques, technique rare sous notre climat qui ne lui est pas favorable.

Les fresques présentent un état de conservation médiocre malgré les différentes campagnes de restauration menées en 1889, 1928 et 1976. En fonction de leur situation dans la Chapelle, des infiltrations d’eau plus ou moins importantes ont nécessité des travaux d’urgence qui sont actuellement en cours d’achèvement.

La restauration à proprement dite des 6 fresques interviendra d’ici un an environ.

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