Les murs prennent la parole à Boulogne-sur-Mer ! Et le premier à délivrer son message cette année est situé au numéro 82 de la rue du Chemin Vert. Le duo français Monkey Bird a laissé parler tout son talent pour réaliser une fresque symbole de son style : montrer la recherche d’équilibre de l’homme, balancé entre désir de liberté et besoin matériel.

La cinquième édition du festival Street Art est entrée dans le vif du sujet. Après avoir admiré l’exposition éphémère et participé aux animations organisées dans le cadre des « ça me dit urbain », les passionnés de street art ou simples curieux peuvent découvrir avec plaisir la première fresque réalisée par le duo français Monkey Bird.

Le mur du 82 rue du Chemin Vert a changé de visage. Connu pour ses pochoirs (le plus grand du monde est l’œuvre du duo à Grenoble et mesure 32 mètres), Monkey Bird nous emmène dans son univers. « Nos œuvres sont basées sur des représentations architecturales autour de l’échafaudage et des ruines » expliquent Louis et Edouard. « Là-dessus vient s’ajouter les figures du singe (Monkey) et de l’oiseau (Bird). Ils représentent le lien entre le corps et l’esprit, entre le besoin matériel et la volonté de se projeter, le désir de liberté. »

Voilà pour la philosophie. Place ensuite à la technique. « On a utilisé la forme du mur » poursuit Louis. « Ici, l’idée est de créer une structure pyramidale, une sorte de piédestal avec de la végétation, des ruines et une référence aux natures mortes des Flandres qui constituent une base sur laquelle le singe paraît en suspension, dans un équilibre un peu précaire tout en surplombant la scène. On cherche toujours à saisir un instant. » L’oiseau trône lui en haut du mur, symbole de liberté. Au-delà de ces deux figures symboliques, une plongée dans la base de l’œuvre permet de découvrir de multiples personnages. « On bouleverse le rapport d’échelle avec ces petits personnages qui représentent les ouvriers qui construisent l’échafaudage sur lequel se pose le singe » confie Louis.

Un jeu de couleurs complète cette création pour lui donner encore plus de profondeur. « On a ajouté du vert d’eau pour apporter un côté marin mais aussi du bleu. Deux couleurs que l’on aime associer au doré qui donne du relief à la fresque. »

Les premiers passants sont en tout cas déjà ravis. « On a eu l’occasion d’échanger avec les habitants et les retours sont très positifs » continue Louis. « On a été très bien accueillis. Ça fait vraiment plaisir. Pour notre première fresque depuis des mois suite au confinement, retrouver la rue et le contact avec les gens dans un festival très bien organisé, ça fait un bien fou ! »

A découvrir au 82 rue du Chemin Vert. Une rue qui est d’ailleurs le point central du début de cette cinquième édition avec l’arrivée de Telmo Miel. Le duo d’artistes néerlandais œuvre au numéro 84 ainsi qu’au 58 rue de Bomarsund pour créer deux nouvelles fresques à découvrir dès mercredi 5 août !

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