C’est avec une grande joie que Marika a créé sa fresque à admirer au 55 rue des 2 ponts. A découvrir, « Aimé » un « Rafistolé » qui évolue dans un univers poétique et surréaliste.

« Jamais je n’aurai imaginé ni même rêvé faire un mur dans ma ville » confie l’artiste boulonnaise. « J’ai ressenti un peu de pression mais je suis surtout très contente d’avoir eu cette chance. C’était du travail bien sûr mais surtout du plaisir en overdose, de magnifiques rencontres et des encouragements sincères et bienveillants ! »

A découvrir, un « rafistolé » symbole du style et du message délivré par Marina Toussent. Mais comment est né ce personnage ? « C’est le fruit de deux évènements qui se sont télescopés » explique Marika. « Il y a trois ans, j’ai réalisé une toile pour la Fédération française de cardiologie. Ainsi, je réglais ce que je considère comme une dette aux médecins qui se sont occupés de mon fils lors de son opération du cœur. Dans le même temps, je reçois un coup de fil pour préparer une exposition photo avec des personnes en situation de handicap. Cette exposition avait pour thème « Ma vision du bonheur ». La réponse m’est parue évidente. Ma vision du bonheur, c’est le constat de ce que j’ai vécu avec mon fils. C’est un petit bonhomme rafistolé et heureux. »

Un sentiment qui a vite touché à l’universel, nombreux sont celles et ceux qui se reconnaissent dans ces toiles. « On possède tous des blessures apparentes ou non et on apprécie d’autant plus le bonheur quand on revient de loin » reprend Marika. « Etant hypersensible, quand je peins un rafistolé, je me libère d’une partie de cette charge émotionnelle que je ressens. J’ai trouvé même beaucoup de facilité à créer ces personnages. Ils me permettent d’exprimer ma joie et mes émotions. »

Celui de la rue des 2 ponts est « dans un équilibre fragile sur une barque en papier. Il veut se protéger des fleurs qui sont tombés dans la mer avec un parapluie déglingué. Malgré cette position précaire, il est heureux. Il a su trouver ce qu’il y a de bon pour lui. »

Autre élément central dans la création qui a pris forme sur le mur de la rue des 2 ponts : la poésie. « Elle est primordiale car elle constitue une échappatoire du monde dans lequel on vit ». Ne soyez donc pas surpris de découvrir des poissons volants dans une atmosphère surréaliste qui oscille entre le jour et la nuit.

Cette œuvre poétique et symbolique qui vient enrichir le parcours d’art urbain est à admirer au numéro 55 de la rue des 2 ponts.

Plus d’infos sur le festival Street Art : https://www.ville-boulogne-sur-mer.fr/street-art/

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