Alors que l’on s’apprête à fêter le bicentenaire de la naissance du grand égyptologue boulonnais en 2021, la statue d’Auguste Mariette Pacha, placée le long des Remparts, quitte son piédestal pyramidal pour une cure de jouvence. Le monument en bronze retrouvera sa place en avril 2021.

L’image a forcément marquée habitants et passants fin décembre. Solidement sanglée, la statue d’Auguste Mariette, dont le poids avoisine une tonne, s’est brièvement baladée dans les airs avant de retrouver la terre ferme. Pour la première fois depuis 1884, la statue de bronze qui rend hommage à l’un des pères de l’égyptologie quitte sa pyramide pour rejoindre un atelier de restauration dirigé par Manon Joubert, habilitée par les Monuments historiques et les institutions patrimoniales.

La délicate opération a été menée par le service Parcs et Jardins avec l’entreprise Lelieur. Place maintenant à la restauration proprement dite de cette statue de 3,8 m de haut.

Au programme : nettoyage, reprise des manques sur les jambes, retouches afin d’harmoniser l’ensemble et pose d’un film de protection pour limiter le phénomène de corrosion. La pyramide en pierre fera elle aussi l’objet d’une rénovation.

Auguste Mariette retrouvera son piédestal au mois d’avril 2021 dans le cadre du bicentenaire de la naissance du célèbre égyptologue boulonnais.



Qui était Auguste Mariette ?

Considéré, après Champollion, comme l’un des pères de l’égyptologie, François Auguste Ferdinand Mariette est né en 1821 à Boulogne sur-Mer. Doué pour les études de lettres et pour le dessin, il exerça de 1837 à 1849 les métiers les plus divers : employé de mairie, journaliste, enseignant, avant de se prendre de passion pour l’Egypte ancienne et de se former en autodidacte à l’étude de la civilisation pharaonique, notamment par la fréquentation du musée de sa ville. Il est nommé en 1849 à la conservation du musée du Louvre. Dès 1850, il est en mission en Egypte et organise des fouilles archéologiques dans l’ensemble du pays, où il enchaîne les découvertes spectaculaires. Il crée en 1858 le Service de conservation des antiquités égyptiennes, ancêtre de l’actuel ministère des Antiquités égyptiennes, et fonde en 1863 le premier Musée égyptien à Boulaq dont l’objectif est de conserver dans le pays les monuments les plus importants. A sa mort, le gouvernement égyptien organise ses funérailles dans le jardin du musée et sa tombe se trouve encore aujourd’hui au Caire, dans l’enceinte du Musée égyptien de la place Tahrir.

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