La plus belle fresque de France réalisée en 2020 est à découvrir à Boulogne-sur-Mer ! L’œuvre unique signée par l’artiste espagnol Gonzalo Borondo rue Jules Baudeloque dans le cadre du festival Street Art a conquis internautes et photographes du site de l’art mural http://www.trompe-l-oeil.info/

Le vote s’est déroulée en deux temps. Tout d’abord, ce sont les internautes qui ont apporté leur soutien à l’œuvre boulonnaise avec 46,8% des votes lors d’une finale qui regroupait dix fresques. Ensuite, ce sont les photographes du site qui ont voté à leur tour pour décerner le « golden street Art 2020 », prix récompensant la plus fresque réalisée en France dans l’année écoulée. Un prix qui vient saluer un trompe l’œil d’une richesse unique réalisé par Gonzalo Borondo.

Rendez-vous donc rue Jules Baudelocque pour franchir les portes d’une grille imaginaire et découvrir un univers où mythes, culture et sentiments se mêlent délicatement. Car au-delà de la création graphique, c’est une œuvre philosophique qui est récompensée.

« L’idée principale est de créer l’illusion d’une porte qui serait comme une limite à franchir » explique l’artiste. « Mais cette limite est avant tout mentale. » Perpendiculaire au boulevard Clocheville, la rue Jules Baudelocque présente la particularité d’être en escalier, composée de six paliers. Et c’est là où le contexte prend tout son sens. « Les marches sont une métaphore » confie l’artiste. « On monte, on progresse, on apprend ». Un apprentissage qui ne se fait jamais sans obstacle ni contrainte. C’est dans ce sens que les marches de la rue, observées à distance, depuis l’angle avec le boulevard Clocheville, se transforment en grille… fermée. « Dans la vie, il faut persévérer » poursuit Borondo. « La curiosité doit nous pousser. La grille est-elle vraiment fermée ? De quoi est-elle constituée ? Vers quelle route mène le chemin situé derrière ? Il faut aller voir de plus près et chercher l’envers du décor. Et quand tu as dépassé ta première impression, tu te rends compte que c’était simple. Avancer et finalement gravir cet escalier qui paraissait au départ inaccessible est une métaphore de la vie. La curiosité peut aussi être associée avec la prudence. Un message qui vaut également pour celles et ceux qui empruntent cette rue en descendant. »

Après David Walker (bronze), Edouardo Kobra, Case Maclaim (bronze), ECB (argent) et SMUG, une nouvelle fresque boulonnaise est ainsi mise à l’honneur.

Plus d’infos sur le site : https://www.ville-boulogne-sur-mer.fr/street-art/

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