Première étape d’un projet plus global qui vise à soutenir et développer la pratique handisport à Boulogne-sur-Mer, la journée de découverte du kayak organisée pour 15 personnes amputées a été vécue comme un vrai bonheur. Le sport comme thérapie et facteur de résilience.

Devant les sourires et l’excitation qui régnaient sur les berges de la Liane, difficile de penser que cette journée était une première. 15 personnes amputées accompagnées par leur conjoint et conjointes ont pu découvrir le handikayak à l’initiative de François Pontier, orthoprothésiste, soutenu par le Centre Hospitalier de Boulogne-sur-Mer, le Département du Pas-de-Calais, la ville de Boulogne-sur-Mer, le BCK (Boulogne Canoë Kayak) et les comités régionaux de Canoé-kayak et d’handisport.

C’est ainsi que Jonathan Blanchard a pu se retrouver dans le même bateau que Maxime Beaumont, vice-champion Olympique à Rio en 2016. « C’était exceptionnel ! » s’enthousiasme le jeune homme. « J’avais déjà fait du kayak plus jeune mais là, ça n’a rien à voir. C’est un vrai kif à vivre entre vitesse et équilibre. Etant devant, je devais diriger le bateau ce qui n’était pas évident avec ma prothèse. Mais j’ai plutôt réussi. J’ai vécu de superbes sensations ». Un sentiment partagé par tous.

« On s’est rendu compte que chaque patient était isolé à partir du moment où il sortait de mon cabinet » explique François Pontier qui revient sur la genèse de cette opération. « La première idée était de les faire se rencontrer, de couper cette solitude. Le sport peut être un facteur de résilience. La pratique du kayak aujourd’hui leur a montré qu’ils peuvent pratiquer des activités auxquelles ils n’auraient même pas pensé. Parfois aussi par peur du regard des autres. Mais en équipe, on se rend compte que beaucoup de choses sont possibles. Chacun peut ainsi reprendre confiance en lui et en son corps. »

Un objectif totalement atteint lors de cette journée qui appelle déjà la mise en place d’autres projets.

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