L’exposition « Surprenantes collectes du bord mer » explore les aspects de la laisse de mer, cette accumulation de débris naturels mais aussi de déchets que la mer abandonne après chaque marée. Proposée par l’association « SOS Laisse de mer » et la plasticienne Sophie Hélène, elle constitue un magnifique outil pédagogique pour sensibiliser les plus jeunes au respect de l’environnement et aux conséquences de la présence des déchets dans la nature. Exposée à l’Ecole Musée dans le cadre des Cités Educatives, elle sera mise en avant lors du festival Team for Ocean le 11 juin prochain. #citéséducatives

Quelle est cette accumulation de débris naturels mais aussi de déchets que la mer abandonne après son passage ? Une question que promeneurs, touristes et amoureux des plages se sont certainement posés. Si la réponse est simple, elle amène à la découverte d’un véritable écosystème qui comprend débris végétaux, restes d’animaux mais aussi… de nombreux déchets.

D’où la démarche de l’association « SOS Laisse de mer », à l’initiative de la plasticienne Sophie Hélène, qui souhaite sensibiliser enfants comme adultes à la présence de déchets dans la nature sur terre comme en mer. A travers le fil conducteur que représente la laisse de mer, l’exposition « Surprenantes collectes du bord de mer » aborde les conséquences de la pollution de l’océan. Elle permet de comprendre les enjeux environnementaux liés à cette pollution à travers une double approche, scientifique et artistique.

Une démarche qui trouve toute sa place dans le projet scolaire « Team for ocean » proposé par Nausicaà et l’Education Nationale et mené par MM Warner et Lefebvre, professeures de CM1 – CM2 de l’école Bucaille Pelletan. « A travers des animations et des activités à Nausicaà, on a travaillé sur l’importance du respect de l’environnement et la conséquence de la présence de nombreux déchets que l’on retrouve dans la nature » explique Mme Warner. « A Nausicaà, nous avons aussi participé au jeu « Sherlock Plastoc » pour comprendre d’où viennent ces déchets. » Un travail qui a amené une réflexion plus globale sur les conséquences pour l’homme. « On a également travaillé sur la chaîne alimentaire. Les enfants ont ainsi compris que si les animaux s’empoisonnent, c’est aussi dangereux pour l’homme qui mange ces animaux. »

En parallèle à une sortie à la plage pour découvrir la laisse de mer, un partenariat avec le collège Angellier a permis d’aller plus loin. « C’est la volonté de l’éducation nationale de monter des projets de liaison entre les écoles primaires et le collège » explique Mme Cornet, professeur de SVT au collège Angellier. « Nous avons travaillé sur l’identification des animaux marins et l’impact de la pollution plastique. Pour rendre les choses plus concrètes, nous avons disséqué quatre calamars que j’avais récupéré après le passage de la tempête Eunice. En les ouvrant, nous avons découvert une mine de stylo bille, une paille, des bouchons en plastique. Cela a vraiment choqué les enfants. »

Des élèves qui ont ensuite voulu prendre l’initiative pour lutter contre cette pollution. « C’est important de souligner que c’est vraiment leur démarche » insiste Mme Warner. « Ils ont été marqués par ce qui est arrivé aux calamars et ont demandé ce qu’ils pouvaient faire. » De là est née une belle idée : « On ne veut plus de bouteille plastique à l’école » explique Thomas. « On veut que tous les enfants viennent avec leur gourde et on va installer des fontaines à eau pour les remplir » conclut le jeune homme.

L’exposition « Etonnantes collectes de bord de mer » sera à découvrir lors du festival Team for Ocean le 11 juin.

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