Alors que Javier Barriga et Mohamed El Ghacham ont mis la touche finale à leurs œuvres rue de Bréquerecque et boulevard Chanzy, une autre création immense a vu le jour boulevard Sainte-Beuve. L’artiste canadien Jarus est de retour ! Avec un magnifique portrait de femme tout en contraste face à la mer.

Après « vague de chaleur » signée Fintan Magee en 2018, le boulevard Sainte-Beuve a pris encore plus de place dans le musée à ciel ouvert boulonnais depuis quelques jours. Un immense mur, situé au numéro 404, se transforme en magnifique tableau sous l’effet des coups de pinceaux et de rouleaux de l’artiste Jarus.

Le canadien connaît bien la ville. Il est l’un des premiers à avoir exposé son talent sur les murs boulonnais lors de la première édition du festival en 2016. En collaboration avec Frédéric Briois, il avait reproduit une photo représentant un pêcheur au travail en plein mer rue Faidherbe.

Cette fois, c’est une autre photo qui a inspiré l’artiste. Et une image toute personnelle puisqu’elle représente son amie Mila. Une magnifique preuve d’amour. « C’est forcément un sentiment particulier pour moi » confie le canadien. « Mila voyage avec moi depuis pas mal de temps. Dans l’optique de ce mur, nous avons pris des photos à Paris. Cette création est pour moi un vrai challenge. Je veux donner le meilleur de moi-même en réalisant quelque d’encore plus difficile que d’habitude. » Se dévoile ainsi un magnifique portrait marqué par un visage au regard contemplatif dont il est difficile de saisir entièrement l’expression. Libre cours à chacun de deviner les sentiments profonds de la jeune femme.

Placé à un endroit forcément particulier car face à la mer, l’œuvre est tout en contraste autour de ce vert profond et riche en nuances. « J’ai voulu vraiment jouer et travailler sur les contrastes entre les brillants et les noirs » continue Jarus. « Sur le plan technique, j’ai choisi de travailler uniquement au pinceau et au rouleau, plus adaptés aux couleurs que j’ai choisies pour la fresque. J’aime jouer aussi avec le soleil et les lumières qu’il renvoie sur le mur. »

Nombreux sont les touristes à faire un petit crochet pour s’arrêter lors de leur balade le long de la plage pour observer cette nouvelle œuvre du musée à ciel ouvert boulonnais. « Je suis vraiment très heureux de revenir ici. Ma participation il y a sept ans a été l’une de mes meilleures expériences dans un festival. J’aime Boulogne. C’est une jolie ville et un bel endroit pour peindre. J’ai l’impression aussi que cette ville devient de plus en plus attractive. Il y a beaucoup de touristes et je pense qu’il y a des gens qui viennent exprès pour faire le parcours. C’est un super sentiment de sentir qu’en tant qu’artiste, on peut contribuer au développement de la ville, la rendre plus belle et plus attractive. »

Le musée à ciel ouvert boulonnais attire parfois des visiteurs venus de très loin venus admirer l’une des 43 fresques réalisées lors des précédentes éditions. A n’en pas douter que la nouvelle création de Jarus trouvera très vite sa place dans les cœurs des fans de street art et permettra d’amplifier encore cette tendance.

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